Votre boutique encaisse les commandes. Vos revendeurs, vos grossistes et vos grands comptes, eux, se gagnent et se suivent dans un CRM commercial. On déploie Pipedrive ou Sellsy et on le connecte à votre boutique en ligne.
Parce que votre back-office gère des commandes, pas des relations commerciales. Shopify, PrestaShop ou WooCommerce savent encaisser un panier, suivre un stock et expédier un colis. Ils ne vous disent pas quel revendeur relancer cette semaine, où en est la négociation avec une enseigne, ni ce que vous allez signer le mois prochain.
Un CRM pour e-commerce travaille sur un autre objet : des comptes, des contacts, des opportunités, des relances et des prévisions. Dès que vous vendez aussi en B2B — revendeurs, grossistes, grands comptes, marketplaces B2B, devis hors panier — une partie de votre chiffre d'affaires se joue en dehors du tunnel de commande. C'est cette partie-là qu'on structure, pour les e-commerçants comme pour les marques.
Soyons clairs sur le périmètre : ce n'est pas une offre d'automatisation marketing B2C. Pour envoyer des emails en masse à vos acheteurs particuliers, relancer des paniers abandonnés ou animer un programme de fidélité, un outil marketing de type Klaviyo ou Brevo est le bon choix, pas un CRM commercial. Et si vous vendez des prestations e-commerce plutôt que des produits, la page à lire est celle-ci : Vous êtes une agence e-commerce ?
Quatre situations se répètent dès qu'une boutique en ligne vend aussi à des professionnels. Le point commun : l'information existe, mais elle est éparpillée entre le back-office, les boîtes mail et un tableur.
Avant : les demandes d'ouverture de compte arrivent par formulaire, par mail ou sur un salon, et personne ne sait qui a été rappelé. Après : chaque prospect professionnel entre dans un pipeline avec ses étapes — premier contact, envoi des tarifs, première commande — et un responsable nommé.
Avant : les gros volumes et les conditions négociées se traitent par mail, hors boutique, sans trace commune. Après : chaque devis est rattaché à une opportunité, avec son montant, son statut et sa date de relance. Vous voyez ce qui avance et ce qui dort.
Avant : un revendeur cesse de commander et vous le découvrez en fin de trimestre. Après : la date de dernière commande remonte sur la fiche du compte, et une tâche de relance se crée dès qu'un client dépasse le délai que vous avez fixé. C'est un cas d'école d'automatisation CRM.
Avant : référencement, conditions tarifaires, documents administratifs et ouverture du catalogue avancent chacun dans son fil de mails. Après : un pipeline dédié suit chaque référencement étape par étape, avec les interlocuteurs achats, logistique et comptabilité reliés au même compte.
Pipedrive si votre priorité est de piloter un pipeline B2B et de connecter beaucoup d'outils. Sellsy si vous voulez le devis et la facture dans le même logiciel que le CRM. La recommandation sort de l'audit de votre process, pas d'un catalogue.
| Critère | Pipedrive | Sellsy |
|---|---|---|
| Logique | CRM centré sur le pipeline et l'activité commerciale | CRM avec devis et facturation intégrés |
| Devis et factures | Pipedrive ne facture pas lui-même : la facturation passe par un outil connecté | Devis et factures créés dans le même outil que le CRM |
| Connexion boutique | Large marketplace d'intégrations et API | Intégrations et API, avec un catalogue d'applications plus resserré |
| Licences | Lite 14 €, Growth 39 €, Premium 59 €, Ultimate 79 € par utilisateur et par mois, en facturation annuelle | 49 à 99 € par utilisateur et par mois |
| À choisir si | Vous pilotez une équipe commerciale et un pipeline de revendeurs ou de grands comptes | Vous voulez relier opportunité, devis et facture sans ressaisie |
Trois routes relient une boutique à Pipedrive ou Sellsy : un connecteur ou une app de marketplace, un iPaaS de type Make ou Zapier, ou une API sur mesure. Que vous cherchiez un CRM Shopify, un CRM PrestaShop ou un CRM WooCommerce, le bon choix se fait selon votre boutique et votre CRM.
| Route | Principe | À retenir |
|---|---|---|
| Connecteur ou app de marketplace | Une application prête à l'emploi, installée depuis la marketplace de la boutique ou celle du CRM. | La voie la plus rapide quand elle existe. Disponibilité et périmètre varient selon votre boutique et votre CRM : on vérifie ce qui est réellement synchronisé avant de s'engager. |
| iPaaS de type Make ou Zapier | Des scénarios déclenchés par un événement — nouveau client, nouvelle commande — qui créent ou mettent à jour les fiches du CRM. | Souple, sans développement lourd. Deux points à cadrer : les règles de dédoublonnage et le volume d'opérations. |
| API sur mesure | Un développement qui relie directement l'API de la boutique à celle du CRM. | Pour les règles métier complexes ou les gros volumes. Plus long à mettre en place, et à maintenir dans le temps. |
Ce qui doit remonter dans le CRM tient en trois éléments. Les clients professionnels, rattachés à un compte et sans doublon. Les commandes, ou au minimum la date et le montant de la dernière. Le chiffre d'affaires par compte, pour voir qui pèse, qui progresse et qui décroche.
Ce qui n'a rien à y faire : l'historique complet de vos acheteurs particuliers. Synchroniser toute la base B2C dans un CRM commercial encombre l'outil et noie vos commerciaux sous des fiches qu'ils ne traiteront jamais. On filtre à la source. Pour comparer les méthodes en détail, lisez notre guide de l'intégration CRM.
Cadrage, paramétrage, connexion de la boutique, puis formation : on avance dans cet ordre, et on ne branche rien tant que le process commercial n'est pas clair.
On cartographie vos canaux B2B, vos étapes de vente et vos outils en place. On en tire une recommandation Pipedrive ou Sellsy argumentée.
Objectif : choisir l'outil et le périmètrePipelines par canal, champs de compte, modèles de devis, droits d'accès et tableaux de bord. L'outil reflète votre façon de vendre, pas l'inverse.
Objectif : un CRM prêt à l'emploiReprise de vos comptes et contacts existants, dédoublonnage, puis synchronisation des clients et des commandes par la route retenue.
Objectif : des fiches comptes à jourFormation en visio ou sur site, sur vos données réelles, puis ajustements selon les usages. C'est le cœur de notre métier d'intégrateur CRM.
Objectif : une équipe autonomeTrois postes : les licences, le déploiement et les intégrations. Comptez 2 500 à 15 000 € de déploiement selon le périmètre, et 1 500 à 8 000 € d'intégrations, dont la connexion à la boutique.
Côté licences, Pipedrive va de 14 € (Lite) à 79 € (Ultimate) par utilisateur et par mois en facturation annuelle, Sellsy de 49 à 99 €. Elles se comptent par utilisateur du CRM : prévoyez-les pour l'équipe commerciale, pas pour toute l'équipe e-commerce. La décomposition poste par poste est sur notre page prix d'un CRM.
On audite votre process de vente B2B, on recommande Pipedrive ou Sellsy et on connecte l'outil à votre boutique. Audit gratuit, livré en 72h, sans engagement.
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